La chronique boursière

03/01/2022

Une année « exceptionnelle » …

La déferlante « omicron » n’a pas eu raison des marchés financiers, encouragés en cette fin d’année 2021 par un degré de dangerosité moindre que le variant delta, écartant le scénario catastrophe de mars 2020, ainsi que par le raccourcissement des périodes d’isolement pour les personnes asymptomatiques dans la plupart des pays développés afin de ne pas top pénaliser l’activité des entreprises. Plus globalement, la plupart des inquiétudes légitimes des investisseurs au cours de 2021, à savoir les variants, les ruptures d’approvisionnement, l’accélération de l’inflation, la Chine, … ont été contrebalancées par les très bons résultats des entreprises, l’efficacité des vaccins et les politiques monétaires accommodantes des Banques centrales. En cela, on peut considérer que l’exercice boursier 2021 est exceptionnel puisque les principaux indices actions affichent des performances annuelles comprises entre 20 et 30% à l’exception de la Chine. Pour 2022, beaucoup considèrent que les marchés actions devraient demeurer bien orientés, d’une part faute d’alternative crédible par rapport à l’investissement en actions, et d’autre part en raison d’une meilleure gestion par les gouvernements des épisodes épidémiques entre renforcement des campagnes vaccinales et nouvelles mesures de restriction. Certes la situation demeure préoccupante dans de nombreux secteurs d’activité tels que les loisirs, la restauration ou le transport aérien mais cela n’entrave pas les perspectives de reprise de la croissance, estimée à 4% en rythme annualisé, même si ces dernières sont légèrement repoussées avec l’émergence du variant omicron.

Nous surveillerons ainsi en ce début d’année l’évolution de l’épidémie et ses conséquences économiques sur l’activité et l’inflation. Nous prendrons également connaissance aux Etats-Unis du rapport mensuel sur l’emploi du mois de décembre et de l’indice ISM du secteur manufacturier. En zone euro seront communiquées les données sur l’inflation ainsi que les indices PMI et de production industrielle.

Nous vous présentons nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année « boursière » que nous espérons aussi fructueuse que la précédente…

Michel Douin
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